La vallée de la Lauch est aussi appelée Florival (Florigeravallis : vallée des fleurs). On l’atteint en descendant du Markstein vers Guebwiller.
La Lauch, appelée aussi “rivière la vieille thur”, ou “canal des douze moulins”, prend sa source sur les pentes du massif du Breitfirst et du Lauchenkopf vers 1 200 m d’altitude, est longue de 46 kms et se jette dans l’Ill.
On commence la descente de la vallée par le barrage et le lac de la Lauch. La réalisation de ce lac de barrage a été confiée à l’ingénieur Buhler choisi sous la responsabilité de l’ingénieur H. Fecht, membre du ministerium du Reichland Elsass-Lothringen (Alsace-Lorraine annexée) entre 1889 et 1893. Ce lac (800 000 m3), et le lac du Ballon (1 060 000 m3) sont des réserves naturelles qui garantissent l’approvisionnement en eau du Florival.
Après m’être arrêtée à Lautenbach (et sa magnifique collégiale) et Buhl (belle église), me voilà dans le vallon de Murbach.
Depuis ce site sont visibles les deux hautes tours de grès du XIIème siècle, vestiges d’une célèbre abbaye romane fondée en 728. Sur la clé de voûte du porche d’entrée figurent les armes du prince-abbé : le lévrier d’argent surnommé autrefois le « chien de Murbach » par les habitants de la région. L’abbaye comptait parmi les plus riches et les plus influentes du Saint-Empire romain germanique.
Fin de la balade à Guebwiller, ville très tôt industrielle (1804, usine de Bary, fabrique de rubans de soie), patrie de Théodore Deck (céramiste célèbre pour avoir redécouvert le secret de fabrication du bleu persan, aussi appelé “bleu Deck”), et des frères Schlumberger (inventions liées à la géophysique et au pétrole). L’église Saint-Léger construite de 1182 à 1235 est construite en grès rose, comme presque tous les bâtiments de la région.
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